Infections sexuellement transmissibles


Ce qu'il faut savoir sur les infections sexuellement transmissibles (IST)

HIV Virus



Généralités

Les infections sexuellement transmissibles (IST), appelées autrefois maladies vénériennes ou maladies sexuellement transmissibles (MST), font partie des maladies infectieuses. Elles sont causées par plus de 30 agents pathogènes différents, dont des bactéries, des virus, des champignons et des parasites. Depuis 1975, 12 nouveaux agents provoquant des IST ont été découverts et il est très probable qu'on en découvrira encore d'autres. La caractéristique commune aux IST réside dans le fait qu'elles sont principalement transmises lors des rapports sexuels. Par contre, le caractère contagieux de l'agent pathogène, l'évolution de la maladie ainsi que les mesures thérapeutiques et prophylactiques diffèrent selon le type d'infection.

Les IST “classique” (p. ex. syphilis, blennorragie) ont perdu leur aspect effrayant depuis que les antibiotiques en viennent à bout. Contre l'hépatite B, infection grave elle aussi sexuellement transmissible, il existe depuis longtemps un vaccin préventif. Il en existe également un contre certains types de papillomavirus (VPH) pour la prévention du cancer du col de l'utérus et des verrues génitales. L'IST la plus redoutée aujourd'hui est le sida, parce qu'aucun médicament curatif ni vaccin préventif n'ont encore été mis au point.

On estime que chaque année, dans le monde, 330 millions de personnes contractent une IST. La plus répandue est la trichomonase, avec 120 millions de personnes infectées, suivie des infections à chlamydiae (50 millions) et de la blennorragie (25 millions). Selon l'ONUSIDA, il y avait dans le monde, à la fin de 2008, quelque 33,4 personnes infectées par le VIH.

La plupart des contaminations par une IST ont lieu lors d'un rapport sexuel par contact direct avec des lésions infectées ou des liquides corporels infectés (tels que liquide séminal ou les sécrétions vaginales). La majorité des IST, en particulier les infections herpétiques et la syphilis, peuvent également être transmises par les rapports sexuels oraux, les baisers ou le petting (contact direct avec des liquides corporels infectés). La contamination peut également avoir lieu entre une mère infectée et le foetus ou le nouveau-né. Certaines IST (hépatite B/C, sida et syphilis) se transmettent aussi par les produits sanguins ou le partage des seringues en milieu toxicomane. La contamination indirecte par des serviettes et autres articles de toilette, etc. est possible mais rare. Une contamination par voie aérienne (gouttelettes, p.ex. toux, éternuements) est exclue. Dans les contacts sociaux de tous les jours (ménage, lieu de travail, voyages, etc.), la contamination par une IST est exclue si l'on observe les règles d'hygiène usuelles.

La majorité des IST (principales exceptions: hépatite B et sida) se déclarent en premier lieu aux endroits de pénétration - pénis, vagin et vulve. L'anus, les lèvres et la cavité buccale peuvent également être infectés. Certaines IST sont simplement désagréables, alors que d'autres sont dangereuses. Si elles ne sont pas traitées, elles peuvent s'étendre à tout l'organisme et risquent ensuite de provoquer des lésions graves et irréversibles telles que la stérilité, des lésions cérébrales ou la mort. En outre, il est important de savoir que la plupart des IST peuvent entraîner une infection à VIH, maladie encore incurable et qui nécessite un traitement à vie.


Principales infections sexuellement transmissibles


Syphilis
La syphilis est causée par des bactéries spiroïdales (Treponema pallidum). Elle se déroule en trois stades:
Au stade I, environ trois semaines après la contamination (mais parfois seulement au bout d'une période pouvant aller jusqu'à trois mois), apparaît un chancre non douloureux à l'endroit où l'infection a eu lieu (généralement sur le pénis ou la vulve). Les ganglions lymphatiques les plus proches, généralement ceux de l'aine, enflent. En règle générale, le chancre disparaît sans traitement. Si elle n'est pas traitée, l'infection passe au stade II où les bactéries s'étendent à tout le corps et provoquent des éruptions cutanées, de la fièvre et une tuméfaction des ganglions lymphatiques. Ces manifestations disparaissent momentanément, mais ressurgissent toutefois occasionnellement pendant des mois. Si aucun traitement n'est entrepris à ce stade-là, l'infection atteint le stade III : elle s'attaque aux organes internes, en particulier au système cardio-vasculaire et au système nerveux central, entraînant des troubles de la motricité et la démence si le cerveau est atteint.

L'infection est diagnostiquée au moyen d'un frottis au stade I ou d'un test sérologique qui donne des résultats fiables environ trois semaines après l'infection. Un traitement aux antibiotiques (p.ex. pénicilline retard) administré dès les premiers stades permet une guérison complète. Les lésions du stade III ne sont cependant pas toujours réversibles, même si les bactéries sont détruites par les médicaments. Pendant la grossesse, la syphilis peut entraîner de très graves lésions du foetus ou des mortinaissances.

Blennorragie (gonorrhée)
La blennorragie est également causée par des bactéries (Neisseria gonorrhoeae). Deux à sept jours après l'infection, on observe un écoulement purulent crémeux du pénis ou du vagin ainsi que des douleurs à la miction. Il arrive que ces symptômes n'apparaissent pas, en particulier chez la femme. Non traitée, cette maladie peut entraîner chez l'homme une infection de la prostate, du conduit séminal et de l'épididyme. Chez la femme, I'utérus, les trompes et les ovaires peuvent être endommagés au point de provoquer la stérilité. Au stade tardif de la blennorragie, les bactéries s'étendent à tout l'organisme, en particulier aux articulations, à la peau et à la cavité abdominale. L'infection est diagnostiquée à l'aide de l'examen microscopique d'une culture prélevée sur l'écoulement et d'une analyse d'urine. Les antibiotiques viennent à bout de la blennorragie.

Actuellement, la résistance accrue aux différents antibiotiques pose un grave problème, si bien que le choix de l'antibiotique en fonction de l'endroit où l'infection s'est déclarée revêt une grande importance.

Chancre mou (ulcus molle)
D'origine bactérienne (bacille de Ducrey), le chancre mou est une affection rare en Europe centrale, mais répandue dans les pays tropicaux en développement. Deux à six jours après l'infection, des chancres mous, douloureux et irréguliers, apparaissent à l'endroit de la contamination. On observe parfois une forte tuméfaction des ganglions lymphatiques de l'aine. L'examen au microscope des chancres permet d'identifier l'agent pathogène et d'établir le diagnostic. La maladie se soigne à l'aide d'antibiotiques.

Lymphogranulomatose inguinale
La lymphogranulomatose inguinale est causée par des souches spéciales de Chlamydia trachomatis. Elle est très rare en Europe centrale. Deux semaines au moins après la contamination apparaissent dans les zones génitale et anale de petits ganglions bien délimités qui peuvent se transformer en chancres. Ces ganglions, peu douloureux, guérissent spontanément en 10 à 15 jours et passent ainsi souvent inaperçus. Souvent, seule la tuméfaction des ganglions lymphatiques (pouvant atteindre la grosseur du poing) dans la région de l'aine décide le patient à consulter un médecin. Les problèmes surgissent avant tout lorsque les ganglions “éclosent” vers l'extérieur (fistules) ou qu'apparaissent des cicatrices internes. Le diagnostic a lieu par dépistage direct de l'agent pathogène dans le foyer infectieux ou grâce à une analyse sanguine. Il est possible de guérir cette maladie à son stade initial par les antibiotiques. Après que cette infection eut disparu d'Europe pendant des années, on en observe depuis quelques années des cas chez des homosexuels, pour la plupart infectés par le VIH, chez qui elles provoquent des infections douloureuses du rectum.

Infections à chlamydia
Très répandues en Europe, ces infections sont causées par des bactéries intracellulaires (Chlamydia trachomatis). Elles provoquent de pénibles infections de l'urètre qui se manifestent par de fortes démangeaisons et des brûlures à la miction. Elles peuvent affecter l'épididyme chez l'homme et chez la femme l'utérus, les trompes et la cavité abdominale, ce qui peut entraîner la stérilité et des grossesses extra-utérines. L'infection, qui évolue souvent sans douleurs, peut être facilement guérie par les antibiotiques. Elle est fréquemment transmise au nouveau-né et entraîne des inflammations des conjonctives et des poumons.

Sida
Le sida (syndrome d'immunodéficience acquise) est le stade final de l'infection à VIH (virus de l'immunodéficience humaine). Jusqu'à présent, on a identifié deux types de virus (VIH 1 et VIH 2) et d'innombrables sous-groupes. Entre la contamination et le déclenchement de la maladie, il se passe en moyenne 12 ans. Pendant ce temps, les personnes infectées risquent, ignorant qu'elles sont porteuses du virus, de contaminer d'autres personnes. Les IST “classiques” présentes à ce moment-là (en particulier la syphilis, l'herpès génital et le chancre mou) augmentent la réceptivité à l'infection à VIH. Une analyse sanguine (test VIH) permet de dépister l'infection. Aujourd'hui encore, cette maladie n'est pas guérissable et son issue peut être fatale. Le dépistage précoce de l'infection et une prise en charge médicale adéquate permettent de repousser le déclenchement de la maladie et d'améliorer la qualité de vie des personnes touchées. Un vaccin préventif ne sera pas disponible dans un proche avenir.

Hépatite (jaunisse infectieuse)
Il existe plusieurs virus hépatiques, parmi lesquels le virus de l'hépatite B (VHB) surtout et le virus de l'hépatite C (VHC) dans une moindre mesure sont sexuellement transmissibles. La maladie présente des évolutions très variées: L'infection peut progresser sans douleur ou provoquer une inflammation hépatique aiguë (hépatite) qui peut être mortelle. Chez la majorité des personnes contaminées, l'infection devient chronique et peut dégénérer en cirrhose ou en cancer du foie. Le problème, dans les cas d'hépatite B ou C, réside dans le fait que certaines personnes restent porteuses du virus tout au long de leur vie (même sans être malades) et qu'elles risquent ainsi de contaminer d'autres personnes. En plus des relations sexuelles, les hépatites B et C peuvent se transmettre lors de transfusions sanguines, de partage de seringues dans le milieu toxicomane et parfois même par contact direct ou indirect avec des liquides corporels.

Dans les pays du tiers monde, l'hépatite B est très répandue dans la population générale. En Europe, ce sont principalement les toxicomanes injecteurs et les homosexuels qui sont touchés. Il existe aujourd'hui un vaccin contre l'hépatite B.

Herpès génital
L'herpès génital (virus Herpès simplex, VHS) est une infection virale largement répandue. Le virus apparaît sous deux formes : type 1 et type 2. Alors que le type 2 provoque une infection exclusivement génitale, le type 1 peut aussi bien provoquer des boutons de fièvre sur les lèvres que des lésions génitales. Trois à sept jours après la contamination, de petites vésicules très irritantes et douloureuses qui contiennent un liquide contagieux apparaissent dans la région génitale. En outre, une tuméfaction des ganglions et des symptômes fiévreux courants peuvent se manifester. Le virus peut être dépisté directement dans le liquide vésiculaire ou indirectement par des analyses sanguines. Malgré un traitement avec un médicament antiviral (p. ex. Aciclovir), le virus peut survivre dans les cellules nerveuses et provoquer une nouvelle poussée dont les symptômes sont toutefois généralement atténués. Chez les femmes enceintes infectées, le virus herpétique peut être transmis au nouveau-né lors de l'accouchement et provoquer ensuite de graves affections (p.ex. encéphalite) causant des dommages persistants, voire la mort.

Condylome génital
Après une période d'incubation très variable (de plusieurs semaines à plusieurs mois), des verrues plates ou ressemblant souvent à de petits choux-fleurs se forment dans la région génitale. Elles sont causées par des virus (Papillomavirus humains, VPH) de types 6 ou 11) et peuvent être éliminées chirurgicalement (laser, azote liquide, électrocoagulation ou scalpel) ou à l'aide de solutions ou de crèmes appliquées localement. Ces virus peuvent être transmis au nouveau-né lors de l'accouchement. D'autres types de VPH, notamment les types 16 et 18, sont responsables du cancer de l'utérus chez la femme. Depuis quelques années, un vaccin efficace (contre les types 6, 11, 16 et 18) est disponible pour les jeunes filles. Il devrait cependant être administré avant le début de l'activité sexuelle.

Trichomonase
Les Trichomonas sont des parasites unicellulaires très répandus qui s'attaquent à l'urètre et au vagin. L'infection se manifeste par un écoulement aqueux et par des démangeaisons. Le dépistage au microscope permet de détecter l'agent pathogène. Cette infection fréquente dans le monde entier mais bénigne peut être guérie grâce à des antibiotiques spécifiques (p.ex. Metronidazol).

Mycoses
Très répandue, la levure Candida albicans peut parfois se transmettre sexuellement. Mais en général, les mycoses sont bénignes (inflammation du vagin, du prépuce ou du gland), mais elles peuvent provoquer des symptômes désagréables tels que de fortes démangeaisons et des brûlures. Chez la femme, les mycoses provoquent en outre des sécrétions vaginales blanchâtres. Grâce à des médicaments spécifiques (antimycotiques) et à des mesures d'hygiène adéquates, les mycoses répondent bien au traitement.

Morpions (poux du pubis)
Les morpions sont de petits insectes parasites (de 1 à 1,5 mm) qui se nichent dans les poils pubiens (plus rarement dans les poils des aisselles ou les sourcils). Ils sont visibles à l' oeil nu, tout comme leurs oeufs qui sont fixés aux poils. Le principal symptôme est de fortes démangeaisons. Cette infection bénigne se guérit par des traitements locaux.

Gale (scabiose)
La gale est due à des parasites, les sarcoptes, qui sont transmis au cours des rapports sexuels ou d'autres contacts corporels étroits dans le cadre familial. Les sarcoptes creusent des sillons, ou tunnels, dans l'épiderme (entre les doigts, sur les poignets, les aisselles, le nombril, la région génitale, les seins) qui provoquent de fortes démangeaisons, notamment la nuit. La plupart du temps, on peut déceler les sillons à l' oeil nu. On administre un traitement local à l'aide de crèmes. Toutes les personnes vivant sous le même toit doivent être traitées en même temps.


Tableau des principales infections sexuellement transmissibles


InfectionAgent pathogèneTemps écoulé entre la contamination et l'apparition des symptômesTraitementRemarques
Syphilisbactéries (Treponema pallidum)entre 3 semaines et 3 moisantibiotiquesguérison complète en cas de traitement précoce
Blennorragiebactèries (Neisseria gonorrhoeae)quelques joursantibiotiquesguérison complète en cas de traitement précoce
Chancre mouBakterien (Haemophilus ducreyi)quelques joursantibiotiquesguérison complète en cas de traitement précoce
Lymphogranulomatose inguinalebactéries (souches spéciales de Chlamydia trachomatis)quelques joursantibiotiquesguérison complète en cas de traitement précoce
Infections à chlamydiabactèries (Chlamydia trachomatis)quelques joursantibiotiquesguérison complète en cas de traitement précoce
Infection à VIH/sidavirus (VIH 1/2)
test VIH positif 2 à 6 semaines, au max. 3 mois après la contamination
environ 12 ansmédicaments antirétrovirauxmaladie incurable, le virus reste dans l'organisme, les traitements palliatifs prolongent la vie
Hépatite B/Cvirus (VHB/VHC)de quelques semaines à plusieurs moissouvent sympto-matique, traitements antivirauxen général, guérison spontanée. Vaccin contre le VHB disponible
Herpès génitalvirus (Herpes simplex Virus 2)virus (Herpes simplex de type 2 et, de plus en plus, de type 1)quelques jourssymptomatique, traitements antivirauxle virus reste dans l'organisme
Condylomevirus (Papillomavirus)de plusieurs semaines à plusieurs moislocal : solution, crème, électrocoagulation, laser, etc.guérison possible, risque accru de cancer du col de l'utérus, vaccin disponible pour les jeunes filles
Trichomonaseparasites (Trichomonas vaginalis)quelques joursantibiotiquesguérison complète possible
Mycosesevures (notamment Candida albicans)quelques joursantimycosiquesguérison complète possible
Morpionsinsecte (Phthirus pubis)quelques joursantiparasitairesguérison complète possible
Gale (scabiose)acarien (Sarcoptes scabiei)souvent plusieurs semainesantiparasitairesguérison complète possible



Que faire si vous avez contracté une infection sexuellement transmissible?


Si vous craignez d'avoir contracté une IST, adressez-vous sans plus attendre à un médecin de confiance. Ce pourra être le médecin de famille, un dermatologue, un gynécologue, un urologue ou encore un spécialiste des maladies internes. La tentative de traiter soi-même une IST est problématique voire dangereuse parce qu'elle complique le diagnostic du médecin et occulte même parfois l'infection.

La plupart des IST peuvent être guéries grâce à un traitement médical approprié. Font exception à la règle les IST virales telles que l'herpès, les hépatites B et C et le VIH/sida. Mais même en cas de VIH/sida, les médicaments récents peuvent prolonger la vie des malades et surtout améliorer leur qualité de vie. Toutefois seuls ceux dont l'infection a été dépistée précocement en profitent vraiment. C'est pourquoi il vaut la peine, en présence d'une autre IST, de se soumettre à un test VIH. Parlez-en à votre médecin.

Si vous souffrez d'une IST, vous devez - pour protéger votre partenaire - renoncer à tout rapport sexuel aussi longtemps que la maladie ne sera pas complètement guérie et qu'un risque subsistera de contaminer votre partenaire. Votre médecin vous dira quand le danger de contamination sera passé. Vous devriez signaler à votre ancien(ne) et/ou actuel(le) partenaire que vous avez contracté une IST. Dans tous les cas, I'un d'eux souffre de la même maladie que vous (sinon vous ne I'auriez pas contractée) et il se pourrait que vous l'ayez transmise à d'autres personnes. Il faudrait que ces partenaires se fassent également examiner par leur médecin et, le cas échéant, soigner.

En Suisse, il existe une loi sur les épidémies (actuellement en révision) qui régit également les IST. Les patients qui souffrent d'une IST “classique” (p. ex. syphilis ou blennorragie) doivent se soumettre à un traitement médical. De plus, le médecin doit veiller à ce que les patients informent leur partenaire et à ce que cette personne se soumette aussi à un traitement. Si un patient ou une personne impliquée refuse de se faire ausculter ou traiter (ou interrompt prématurément le traitement), le médecin a l'obligation de faire une déclaration nominative aux autorités sanitaires.

Nombreuses sont les personnes qui éprouvent de la gêne à parler des IST. Il est toutefois primordial que vous accordiez votre confiance à votre médecin qui vous traitera de manière compétente, confidentielle et sans préjugés.


Comment se protéger des maladies sexuellement transmissibles?


Etant donné que la contamination par les IST a lieu presque exclusivement lors de rapports sexuels, il s'agit de prendre des mesures de protection à ce niveau-là. Bien que certaines IST soient visibles, la plupart ne le sont pas. A de rares exceptions près, il n'est donc pas possible de savoir si le/la partenaire est porteur/euse d'une IST.

Fidélité
Dans une relation d'amour fidèle entre deux partenaires sains, une contamination par une maladie vénérienne est exclue.

Choix du/de la partenaire
Il faut savoir qu'une nouvelle relation sexuelle porte en elle le risque d'une contamination par une maladie vénérienne. On ne peut exclure une contamination que si le partenaire n'est pas infecté. Il s'avère donc primordial de bien choisir son partenaire. Une discussion franche devrait permettre de clarifier les risques. Quelles étaient les habitudes du partenaire avant cette rencontre? Quelles mesures de protection voulons-nous adopter? Les cachotteries ne rendent finalement service qu'aux agents pathogènes!

Test VIH
Comme le sida n'est pas guérissable, il est vivement recommandé d'effectuer un test VIH afin de déceler toute contamination passée inaper&ccdeil;ue.

Eviter tout contact sexuel non protégé
Etant donné que les IST ne sont pas toutes guérissables, que certaines entraînent même la mort (sida) ou de graves lésions (hépatites B et C), que d'autres peuvent être cause de stérilité (infections à chlamydiae, blennorragie), il est vivement conseillé de renoncer aux rapports sexuels sans lendemain (en particulier en voyage). Un seul de ces rapports peut suffire à vous contaminer. Le changement fréquent de partenaires accroît le risque de rencontrer une personne infectée.

Préservatifs
Lors de rapports sexuels en dehors d'une relation fidèle, l'usage correct des préservatifs peut réduire le risque d'IST, sans toutefois l'exclure. Les jeunes gens, en particulier, n'ont souvent pas l'expérience des préservatifs et risquent de mal les utiliser.

Ne pas toucher à la drogue
Les drogues et l'alcool modifient la perception de la réalité, atténuent le sens des responsabilités, altèrent la faculté de jugement ainsi que la maîtrise de soi et conduisent ainsi parfois à des rapports sexuels irréfléchis et souvent non protégés.

Vaccin contre l'hépatite B
Si vous faites partie d'un groupe à risque pour l'hépatite B (p. ex. personnel médical, toxicomanes injecteurs, personnes faisant un séjour prolongé dans un pays en développement), la vaccination contre l'hépatite B vous est vivement conseillée. Aujourd'hui, elle est recommandée à tout le monde. Il est également conseillé de se faire vacciner contre les VPH de types 6, 11, 16 et 18 pour prévenir le condylome et le cancer du col de l'utérus. Ce vaccin est conseillé aux jeunes filles avant le début de l'activité sexuelle.





©AIDS Information Switzerland – 1994, réédition 2010
©Translation: AIDS Information Switzerland

Illustration de couverture: Auguste Renoir - La danse à Bougival (détail), 1882/83
©Picture Fund Courtesy, Museum of Fine Arts, Boston